Extrait de "Mains et Merveilles, les métiers d'art en Morbihan"
Réalisation vidéo : Erwan Brouillard. Production : Conseil général du Morbihan - 2009.
Diffusion avec l'aimable agrément du Conseil Général du Morbihan.
Au départ, rien ne prédestinait le mendonnais Patrick Guého à tailler la pierre. Electricien de formation, c'est au hasard de la rénovation de sa maison qu'il y remarque de belles pierres sculptées. C'est le coup de foudre : passionné d'histoire et de patrimoine, il essaie de reproduire les motifs découverts.
Satisfait du résultat qu'il obtient en simple autodidacte, Patrick Guého décide de suivre par l'intermédiaire de l'AFPA une formation de maçonnerie à Auray et de taille sur pierre calcaire à Blois. Son "exil" durera sept mois.
Au retour, il produit quelques sculptures et pierres taillées qu'il expose avec succès dans la région.
En avril 1997, il franchit définitivement le pas en faisant son métier de ce qui n'était encore qu'une passion.



Il décide donc de s'installer dans un premier temps à Pluneret, puis un an après à Locoal-Mendon, commune dont il est originaire. Dans cette profession, qui a tendance à se raréfier, la demande existe dans notre région où le regain d'intérêt pour le patrimoine culturel local est tel que Patrick est très sollicité pour embellir les constructions.

Il travaille ainsi à façons sur des copies de motifs anciens : corbelets, corniches de fenêtres, stèles qu'il patine à la demande.
Il incite également ses clients à effectuer des recherches personnelles, afin de pouvoir réaliser des pièces originales placées en extérieur ou à l'intérieur des maisons de pays : cheminées, linteaux de portes ou de fenêtres. Sa réputation, basée sur des réalisations concrètes, lui a ainsi déjà donné l'occasion de compléter des fresques endommagées par le temps. Il réalise alors ses compositions sur du granit de Gourin, dont la structure se rapproche le plus de celle des pierres sculptées autrefois.

Toujours soucieux de la qualité de sa démarche, Patrick Guého est agréé UCQPAB depuis avril 2004.
D'après l'article de Martine Chancelet.